Parenthèse enchantée

La dernière était en Mars; J’ai l’impression que c’était il y a un siècle. Et je n’ai pas du tout envie d’y retourner. Déjà parce que je me suis fixé un objectif: perdre du poids. Et je suis sur la bonne voie. Ensuite sans doutes parce que je sais que ce serait pour la dernière et que cette échéance m’angoisse à mort. Pourquoi quelque chose qui n’a absolument pas marché jusque là marcherait maintenant? Il me faut le temps de changer d’état d’esprit. Et puis parce que j’espère secrètement ne plus avoir besoin de la PMA. Qui a dit OATS un jour, OATS toujours? Personne.

Je n’ai pas du tout envie de penser PMA, bébé et tout ce blabla, je me sens en dehors de tout ça, pas concernée. Je n’en suis pas là dans ma vie. Je veux rester dans cette parenthèse de paix, de légèreté, cette parenthèse sans envie de bébé. Je veux retrouver l’envie, qu’elle soit forte, qu’elle me prenne aux tripes. Aujourd’hui tout ça est vague pour moi, loin d’être concret. Je ne sais même pas si j’aurai un enfant un jour, pas envie d’accepter de ne pas en avoir, pas la force. Comme je le disais à mon amie Quand je dis « quand je serai enceinte » je me sens presque ridicule, comme si je disais un gros mot.

Je vis une parenthèse bien plus qu’agréable, on fait des projets que ce soit professionnels ou personnels… Et mine de rien ça fait du bien de se projeter sans se dire « et si… ». pour l’instant ces conditions ne sont pas là et ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de me limiter à cause de la PMA et l’éventualité de… STOP. On va juste vivre, arrêter de se comparer aux autres, vivre notre vie, profiter de nous, relever la tête, rire, aller au resto, jouer avec le chien, bricoler, s’aimer… Vivre comme Prince et WonderWoman doivent vivre… Pleins d’amour et d’espoir.

Il y a eu cet entretien qui m’a fait du bien. Parce que je me suis sentie super valorisée, alors que c’était peut-être pas grand chose. Mais ça faisait tellement longtemps que j’étais dans cette spirale négative. Je me suis rendu compte que je me sentais dévalorisée et nulle dans un sens. Nulle de pas arriver à tomber enceinte alors même qu’on te met un embryon dans l’utérus, que le boulot est mâché. Cette chose si simple que tout le monde arrive à faire mais pas nous: un enfant. Entendre des choses positives sur moi, ça m’a fait du bien, ça m’a changé des: « on ne sait pas, il n’y a pas d’explication, la faute a pas de chance ». Je me suis sentie bonne dans quelque chose. Enfin.

Ca m’a redonné un peu d’espoir pour la suite. Tous ces changements vont peut-être amener d’autres changements, qui sait? J’espère…

 

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WonderWoman

De l’envie d’un enfant

J’ai toujours rêvé d’écrire un titre comme celui-là. C’est le grand jour, je me l’offre. Encore une insomnie, comme en général ça m’inspire, j’ai donc déserté le lit conjugal pour exposer mes pensées insomniaques. Un week end à travailler de nuit et tout fout le camp, y’a rien à faire. Autant mettre à profit ce temps perdu.

Depuis quelques temps je me pose des questions sur les « blocages », ces fameux blocages qui nous empêcheraient de tomber enceinte. Au début, je ne voulais pas entendre parler de ça. Je trouvais que c’était hyper culpabilisant pour les femmes en PMA et que c’était une solution facile pour expliquer l’inexplicable « c’est dans la tête »… Insupportable. J’ai même dit avec mon élégance habituelle « c’est surtout dans la culotte que ça se passe ». D’un côté c’est vrai.

Je ne suis pas certaine que les femmes qui ont des enfants sans trop de difficultés en arrivent à se poser ce genre de questions. J’a toujours eu envie d’avoir des enfants, j’en voulais même 3. Et puis est arrivé ce qui est arrivé. Je suis rentrée là dedans plutôt passivement. Avant la première fiv, pour moi la situation n’était pas idéale, j’aurai aimé perdre 5Kg et puis les choses se sont enchainées, je n’ai pas trop réfléchi, j’y suis retourné parce qu’il y avait eu cet échec et il me fallait une victoire… qu’il n’y a pas eu. Je me suis laisser guidée par la PMA, par ma fierté aussi. Parce que l’échec était insupportable. Mais les kilos dûs aux hormones s’accumulaient et au fond je savais qu’entamer une grossesse dans ces conditions n’était pas une bonne idée. Comme toutes les filles, je me suis imaginée enceinte, et dans mon imagination je ne ressemblais pas à ça… Ce corps ce n’est pas moi. Et il y a ensuite eu les soucis financiers… Et ça a été une grande préoccupation. Peut être même plus grande que d’avoir un bébé. Qu’aurai-je pu lui offrir? Je n’aurai jamais pu vivre une grossesse épanouie et acheter toutes les choses que je rêverai d’acheter à ce bébé tant désiré.

En somme j’avais toujours une préoccupation, jamais l’esprit serein. Je n’ai jamais réussi véritablement à me dire: je suis prête à accueillir un bébé.

Et puis après ce 4ème échec et cette pause que je m’impose de très bon coeur, je me sens libre. Pour l’instant je ne pense plus à avoir un bébé. Ma maison n’est pas vide. On s’aime, on est heureux tous les deux, je profite de notre bonheur. Mes soucis financiers sont en voie de s’arranger et je perds du poids. Peut-être une levée des blocages. Je vais peut-être bientôt changer de boulot et vivre de nouvelles aventures. Je veux retrouver la flamme, l’envie d’avoir un enfant que je n’ai plus actuellement. Dès que je serai remise à flots, je voudrais consulter un hypnothérapeute hypnonatal… Peut-être que ça m’aiderait à faire sauter quelques barrières.

Ces fiv c’était peut-être par fierté, parce que je n’acceptais pas l’échec. On y va encore et toujours. Ce n’était peut-être pas le bon moment dans ma vie. Je pense que quand ce moment arrivera, je le saurai.

 

Love, peace&Corn flakes

WonderWoman

Insomnie

Je suis réveillée depuis au moins 5H du matin… Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête. Je pense à toutes ces filles et une en particulier ce matin, qui non seulement vivent des drames pmesques, mais en plus doivent se coller leur dose de drames familiaux. On a tendance à oublier qu’être en PMA ne nous couvre pas des autres emmerdes. Là dessus aussi j’étais bien naïve.

Dans mon cas, ce n’est pas la PMA qui devait me garantir la paix, mais la mort de mon père. Le bel homme est parti il y a 11 ans. Si tu fais bien le compte, j’en avais 22. Tu peux te dire que c’est pas si peu… Ma foi c’est vrai. Ca reste tout de même le drame de ma vie. La maladie a duré à peine un an, elle a été foudroyante comme qu’ils disent dans le jargon. Je vais pas te détailler, lecteur, l’annonce du décès de mon père ça n’a aucun intérêt. Je pourrais te parler des milliers de fleurs à ses obsèques, de la salle bondée… Et puis s’ensuivent toutes ces années où tu grandis vite, où tu te poses beaucoup de questions sur la vie, la mort… J’ai toujours été confiante parce que rien ne pouvait m’arriver de pire, on m’avait arraché une partie de moi-même. J’ai mis énormément de temps à me reconstruire, à accepter de faire les choses pour moi et pas pour qu’il soit fier de moi. J’ai mis du temps à le laisser reposer en paix. J’étais torturée de lui. Mais rien de pire ne pouvait m’arriver. Rien.

En amour, jusqu’à Prince ça n’avait aucun intérêt et ils ne m’intéressaient pas. Je préférais être seule que mal accompagnée… Y’avait il de la place pour quelqu’un?  L’absence de Père remplissait ma vie. Et puis Prince est arrivé, je savais bien qu’il arriverait un jour puisque j’avais vécu le pire et mon destin devait être fabuleux. Idiote.

Spermogramme, retour à la réalité, game over, claque dans ta gueule. Quand on a reçu les résultats, ça m’a fait le même effet que l’annonce du cancer de Père. Vous vous dites que j’y vais un peu fort. Certes l’infertilité n’est pas mortelle, mais il y a un avant et un après. Tu sais que tu t’engages dans un truc compliqué, « un parcours du combattant » comme ils aiment à dire. Mais là encore, mon optimisme sans faille a pris le dessus: Une FIV? Pas de soucis ça va marcher du premier coup! Il ne pouvait en être autrement puisque j’avais quand même perdu mon papa… Il y avait donc ce fameux quota de merdes à respecter. Idiote, encore.

FIV 1-2-3-4 et 5 embryons au fond de ma culotte plus tard, je le dis haut et fort: il n’y a pas de garantie au bonheur, juste de l’espoir que ça arrive. Malheureusement être en PMA ne fait pas s’arrêter la Terre de tourner ni le temps de passer… Pendant ce temps là j’ai perdu un grand-père et une grand-mère. La vie et ses petits coups de pute continue.

L’éternelle optimiste que je suis te dira qu’il y a une raison à toutes ces merdes et qu’au bout du chemin se cachent de belles choses… Forcément. Elle te dira aussi que les comptes seront réglés devant le grand barbu le moment venu, que l’on vit avec notre conscience. Alors va en paix, lecteur… et fais au mieux!

Le destin

Elle avait un prénom de princesse, elle était belle comme une reine. Elle s’est noyée. Un accident stupide, comme tous les accidents. Une voiture qui prend mal un virage, qui tombe dans le fleuve. Son coeur est reparti après un long massage. On nous l’amène mais on sait que c’est cuit. On nous annonce une jeune femme de 30 ans. Elle en a 17. Ses parents sont là, leur vie vient de basculer. En début de soirée ils formaient une famille normale, leur vie vient de prendre un tournant dramatique. Et moi je regarde cette princesse, la vie est déjà partie de ce corps froid malgré les machines et un coeur qui bat encore, elle est belle, tellement belle. Sa maman dans la chambre nous parle  » c’est la première fois qu’elle sortait, je lui ai dit: je t’emmène et je te ramène… Pourquoi elle est monté dans cette voiture ? »

Ces questions, elle se les posera jusqu’à sa mort. Pourquoi ? Et si et si et si… On ne refera pas l’histoire. En la regardant, je ne peux m’empêcher de me dire: ta vie devait s’arrêter là. Il y a un destin. C’était écrit depuis le début, ça ne peut être autrement, sinon tu ne serai jamais montée dans cette voiture. Tous les choix que tu as faits depuis que tu es née devaient te mener à terminer ta vie ici avec nous.

Il n’y a plus rien à faire, on débranche le respirateur. Asystolie. Pour accompagner sa fille jusqu’au bout du chemin, sa courageuse maman l’a lavée avec nous. Elle n’aura jamais les réponses à ses questions.

Cette histoire m’a marqué. J’étais déjà en PMA à l’époque. Elle m’a aidée dans un sens. Aidé à me dire que c’était écrit comme ça, de cette manière, que c’est notre destin à Prince et moi. Les choses sont écrites, c’est ma croyance. Rien ne sert de pester contre la vie et l’injustice, on doit juste faire avec. La vie reste à venir pour nous, alors que celle de ma jeune princesse s’est arrêtée, à 17 ans.

De battre mon coeur a continué

gif coeur

… Sans pacemaker, sans médicaments… Apparemment la vie ne s’arrête pas à 4 fiv (à noter pour un prochain titre qui claque). Après ces événements douloureux, j’ai continué jour après jour et finalement la douleur n’est plus tellement là en ce moment. Cette pute étant très sournoise, elle peut cependant réapparaître à n’importe quel instant (post-it: se méfier de la douleur) et sous n’importe quelle forme.

Je suis plus comme une petite fille vexée Puisque c’est comme ça, je veux plus de bébé!!! Na! C’est totalement ça. Comment j’ai réussi à « remettre » ce projet à plus tard dans ma tête? Difficile à dire. Ce n’est pas tellement un choix finalement, c’est plus la vie qui me l’impose mais je m’y fais bien. Sans doutes un cumul de beaucoup d’émotions, de fatigue associée, une lassitude. Je ne veux plus être en colère, je veux m’en foutre et être capable de me dire « mon tour viendra ». J’arrive à me le dire mais pas encore très convaincue! J’assume tout ça à 100%. Je l’assume tellement qu’hier, lorsqu’une collègue que je ne vois pas souvent m’a demandé: Et, vous? Vous ne voulez pas d’enfants? Je lui ai répondu: Nous c’est très compliqué.                                     –Vous avez fait des examens?                                                                                                               -On a fait 4 fiv                                                                                                                                        Au moins c’est dit. Elle ne l’a pas fait de manière intrusive, elle a été délicate. Et qu’elle le répète ou non… Je m’en tamponne, après tout c’est une réalité.                               Hier soir une amie est venu à la maison avec son bébé. Une belle petite fille et j’ai pris plaisir à profiter d’elle sans me dire « ça pourrait être la mienne ». Parce de toute évidence, non. Elle ne pourrait pas être ma fille, puisque je ne peux pas avoir d’enfants (pour l’instant). J’ai pas eu le seum, ça m’a apaisée de m’occuper d’elle parce qu’elle était incroyable à regarder, elle sentait bon et je savais que les cris et les pleurs ne seraient que temporaires!!!                                                                                 Il y a une seule chose un peu compliquée pour moi en ce moment et tu ne vas peut être pas apprécier, lecteur. Depuis que j’ai ouvert mon blog, j’en suis pas mal d’autres… Et je m’aperçois que quasiment toutes les filles que je suis sont tombées enceinte. Mon fil d’actualité est plein de PMettes qui ont réussi là où mon échec est cuisant. Même si vos mots à l’égard de « celles qui sont encore sur le quai » sont doux et empreints d’attentions, il n’en reste pas moins que ça me renvoie mon échec dans la gueule avec un effet boomerang décuplé. Je vous envie sûrement. Vous avez réussi là ou dame nature m’a encore collé un gros stop dans la gueule et 20 kilos dans le cul. Ce n’est que partie remise, les filles… Un jour peut-être moi aussi je ne saurai plus si ce blog a lieu d’être et je n’aurai pas le temps d’écrire avec mon mouflet dans les pattes #onespère.

 

Love, peace&Corn Flakes

WonderWoman

33!

Voilà… Elle a 33 ans et plein de projets… Ba oui faut pas se laisser aller quand même ! Dans un premier temps, j’ose espérer que ma poussée de cheveux blancs va s’interrompre quelques années (il paraît que ce sont les soucis… Si tu n’es pas au courant, je te laisse rattraper un an d’articles).

Et puis il y a quelques temps, à l’occasion d’un passage à la déchetterie, j’ai été écoeurée de toutes ces montagnes de déchets. Prince m’avait déjà acheté le livre de Béa Johnson « zéro déchet » mais je n’avais pas eu l’occasion de l’ouvrir, bien trop préoccupée par mes histoires d’héritier. Et puis je l’ai rouvert, je me suis baladée sur des blogs comme celui de Laissons Lucie Faire:  http://wp.me/p3MIUd-2p5

Et aujourd’hui, ma journée, j’ai donc entamé une démarche de consommation responsable et j’ai fabriqué mes premiers tawashis, éponges fabriquées à partir de vieilles chaussettes ou tee shirts.
J’aimerai consommer mieux, produire moins de déchets, tenter cet effort et l’adapter à notre mode de vie. Tout n’est peut être pas possible, mais si chacun essaie un peu…!

Voilà donc pour la première fois un article qui ne parle pas de PMA et c’est rafraîchissant !

À vos tawashis!

Love, peace&corn flakes

Wonder Woman est écolo

Tout oublier

Il fallait bien qu’un de ces quatre je fasse une apparition.

Comme vous le savez, cette quatrième FIV s’est soldée par un échec monumental #claquedanstagueule. Depuis je ne suis pas revenue vous parler tout simplement parce que je n’avais strictement rien à raconter. Faut bien se le dire, après 4 FIV sans aucune accroche, passer par wordpress ou FB et lire toutes ces grossesses inespérées… Merci mais non merci. L’éternel « Pourquoi pas nous?!? Putain de bordel de merde bite à cul?!?«  me revient en tête et me gâche inexorablement ma journée. Alors j’évite. Je le dis sans honte, je vous évite un peu, oui. Pour mon bien être. Mais je reste tellement profondément heureuse pour toutes celles pour qui ça marche…

Tous ce que je voudrais, c’est oublier. Oublier la PMA, oublier ces 4 FIV, oublier la douleur. Je survis en ce moment. J’essaie de faire des projets, d’évoluer professionnellement et j’arrive un peu à oublier. Un jour après l’autre. Penser à autre chose. Sinon, je deviendrais sûrement dingue. Il n’y a pas un jour, une heure même sans que tout ça ne me traverse l’esprit. Et si jamais on n’avait jamais d’enfants? Tout au fond de moi quelque chose me dit que nous en aurons un. Ce n’était peut être pas le bon moment et peut-être que nous avons forcé un destin qui n’était pas le nôtre.

Je remarque que j’ai beaucoup évolué depuis le début de cette affaire foireuse. Je suis heureuse pour mes amies enceintes, heureuse de rencontrer leurs bébés. Parce que je ne souhaite cet enfer à personne. Après, elles savent qu’il y a des choses à ne pas faire devant moi, du style se plaindre de son gros bide.

De la même manière, je n’ai plus envie parler de tout ça. A mes amis du moins. Plus envie parce que j’ai peur des les soûler et plus envie parce que je ne veux pas y penser. La vie a décidé que ce ne serait pas maintenant alors il faut essayer de l’accepter. Et j’en ai marre d’être toujours la pauvre nana qui n’arrive pas à procréer alors que les autres n’ont qu’à s’envoyer en l’air pour faire un enfant. Marre de parler de ça. Marre de cette douleur et de cette boule dans la gorge, de ces larmes qui montent chaque fois que j’y pense « Pourquoi nous? ». Je ne veux plus qu’on me voit comme ça « Qu’est ce qu’elle est courageuse! » Vraiment? Je ne sais pas. Parce que le courage fait mal alors. Je préfère garder ma poker face, qu’on parle de tout autre chose et donner le biberon à vos bébés, jouer avec vos enfants. Faire comme si avoir un gosse me faisait chier et faire semblant de trouver plein d’avantages à ne pas en avoir.

Alors pour ne pas en parler, je l’écris. Va savoir un jour ça fera peut-être un livre. Je raconte tout ça, toute cette histoire de connerie courage, de douleur, d’acceptation. Peut-être qu’au bout j’aurai accepté ou peut-être qu’un jour notre bébé viendra.

Love, peace&Corn flakes

WonderWoman

Échec

4 ans, 4 Fiv, 5 transferts d’embryons. 0 accroche, 0 grossesse.

Constat plutôt amer… Échec permanent. Spirale de la médiocrité… Que dire de plus ? 

Je suis un peu triste, c’est vrai. En colère aussi, un peu. J’envie toutes ces PMettes qui y arrivent et donnent de l’espoir. 

Quand le problème a été étiqueté, ma gynéco de l’époque nous a dit: « vous êtes le genre de couple qui ont des enfants à 40 ans, c’est pas impossible, mais ça prend du temps ». Ce temps que la PMA était censé nous faire gagner… Et au final on en serait au même point sans eux. On s’en remet tellement à ces médecins qu’on en oublie qu’on est capables…

Nous avons droit à une cinquième FIV. Ce ne sera pas pour tout de suite. Ce ne sera peut être pas d’ailleurs. Je remets le projet bébé à plus tard, un jour peut-être. J’arrête l’escalade à la procréation, la course au bébé. Laissez moi redevenir moi, retrouver un corps décent que la PMA a subtilement bousillé.

Ma vie ne ressemble décidément pas à l’idée que je m’en étais faite. Je n’aurai sans doutes pas d’enfants avant mes 35 ans au bas mot… Alors je réorganise ma vie, mes idées, mes attentes. 

Je veux redevenir belle, comme avant. Voyager, m’amuser, rire, partir en vacances sans penser à la PMA, ne plus avoir les rendez-vous en tête, ne plus penser en terme d’échéance mais d’avenir et de bien-être. L’envie d’un enfant n’a jamais vraiment été viscérale chez moi. J’avais mal que la vie me refuse un enfant. Parce que c’est le droit le plus naturel de l’Homme. Et moi je ne l’avais pas. Alors il fallait résoudre ce problème. En regardant bien, on est pas vraiment malheureux, on est juste pas dans le moule au milieu de tous les copains avec leurs bébés. Dans 5 ans on sera les petits derniers mais on aura profité de nous, on aura voyagé, on se sera amusés… Autrement. Une pause pour revivre, pour réfléchir… Penser à nous.

Le Gorafi en PMA #10 – Pour donner davantage de notoriété à la cause qu’elle soutient, elle décide de devenir une star

Simone, jeune infertile Tataouïnaise, surprise de constater que l’infertilité n’est pas davantage abordée dans le champ public a pris la décision de devenir une star pour donner davantage de visibilité à ce phénomène qui touche 1 couple sur 6 en âge de procréer. Entretien exclusif. Bonjour Simone, comment t’appelles-tu ? Simone, mais je réponds aussi au […]

https://simoneattendletrain.wordpress.com/2017/02/22/le-gorafi-en-pma-10-pour-donner-davantage-de-notoriete-a-la-cause-quelle-soutient-elle-decide-de-devenir-une-star/

Hommage à mes ombres

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Il y a moi, il y a la PMA et il y a vous. Le titre peut paraître prétentieux mais:

1/ il sonne grave bien

2/ c’est un hommage alors faites pas chier!

Je disais donc, hommage à mes ombres. Mes ombres ce sont mes collègues, mes amis, ma famille, les blogueurs de l’extrême. Toutes les personnes qui sont là, dans mon quotidien, qui supportent tout ça avec nous.

Je voudrais vous remercier tous d’être là, d’essayer de me réconforter, parfois avec maladresse mais il vaut mieux ça que rien du tout. je sais que votre position n’est pas simple, que l’on ne sait jamais trop comment je vais réagir, que rien n’est jamais figé et que je vous demande une capacité d’adaptation phénoménale. J’irai pas jusqu’à dire que votre position est plus difficile que la mienne, faut pas déconner, mais elle est pas simple! A mes amis je dirai que nous essayons de ne pas nous isoler mais que c’est parfois difficile de voir que l’on reste sur le quai de la parentalité alors que tout le monde a sauté dans le train. Comment faire? Je ne suis pas certaine qu’il y ai vraiment de réponse. C’est peut être juste que nous ne vivons pas les choses au même moment. Je n’aurai peut-être (malgré mon optimisme) jamais d’enfants, alors il faut faire des efforts aussi, je vais pas rester toute ma vie dans mon coin seule sans gosses, non. Faudra bien que j’ai une vie sociale! Et puis dans 10 ans tout le monde sera passé à autre chose et aura son quota de gosses!!! Cool!!!  J’ai hâte!!! Merci à celles, qui se reconnaitront, qui vivent tout ça avec tellement d’intensité, tellement d’empathie, qui aimeraient prendre ma douleur sur leurs épaules, qui n’oublient jamais un de mes rendez-vous (j’en soupçonne de les noter) et qui doivent pleurer parfois plus que moi lors de mes échecs quand mon coeur est tellement vide que je ne peux plus rien sortir.

Mes collègues… Y’a pas de mots, pas assez pour tout ce que vous m’apportez. Plus que mon quotidien, mon deuxième foyer. Vous m’apportez tant de bienveillance, d’amour et de compréhension. On ne s’est pas choisis mais on s’est bien trouvés. Un curieux mélange qui fonctionne bien, de tous âges, toutes origines (on a quand même une mexicaine dans le lot, tu le vis ça?). Parce que de s’occuper à corps perdu (ba faut bien le dire quand même) de gens tous cassés (plus par les voitures que par la vie), ça nous permet de connaître la valeur de la vie. Je n’ai pas d’enfants, c’est une souffrance aigue, certes, mais en 10 ans, je ne compte plus les hommes et femmes que j’ai vu pleurer la perte d’un des leurs. Ma grande famille verte qui m’aide à avancer et à aimer la vie envers et contre tout…

Ma famille… Il y a celle que j’ai et celle que je me suis choisie. Se faire recadrer parfois, ça fait du bien aussi. C’est pas parce que c’est difficile qu’on a le droit d’être en colère contre tout et tout le monde. Se faire épauler aussi. Partager. Apprendre sur ses origines et savoir que finalement… Faire des enfants ça n’a pas été simple dans la famille! Voir la vie autrement, s’ouvrir à autre chose. Prendre les bons conseils des vieux…

La blogo… Là aussi on trouve soutien et réconfort! Je n’ai jamais eu meilleure idée que de commencer ce blog! J’ai rencontré une chiée de belles personnes, positives avec qui échanger fait du bien et fait grandir aussi.

Je garde le meilleur pour la fin… Prince. Que dire? L’univers n’est pas assez vaste pour le remplir de tout l’amour que j’ai pour toi ma saloperie. Nos soirées canapé, Marcus, notre petite vie. Il n’y a que pour toi que je veux bien franchir l’Everest de la PMA. Tu es tellement fort pour nous deux que ça devrait bien finir par payer… Rappelle toi toujours les jumeaux!

Voilà, bande de nazes, en prévision de la St Valentin, c’était ma déclaration d’amour à toi, public!!!! Merci encore à vous, en espérant que « l’aventure » PMA se termine bientôt…

Love, peace&CornFlakes

WonderWoman (ces majuscules et mon ego…)