Les compliments

Un des plus beaux que l’on m’ait fait « Tu m’as appris à ne pas être qu’une mère ».

En réalité c’est elle qui m’a appris qu’on pouvait être autre chose qu’une mère, qu’on peut être mère ET femme. Une starlette dont je tairais le nom a dit il y a quelques temps dans une interview « Je vais sans doutes m’attirer les foudres mais pour moi, on est pas une femme accomplie tant que l’on est pas mère ». Je souhaiterai vivement que tu ailles tenir ce genre de propos dans une salle d’attente de PMA bondée de femmes hormonées, et inaccomplies, en attente de leur écho chatte.

Il y a quelques jours, en voiture, j’étais en pleine réflexion.  » Et si on n’avait finalement pas d’enfants… Qu’est ce que je laisserais sur Terre? Qu’est ce que je voudrais qu’on dise de moi? Si on part du principe que l’on a qu’une vie, alors comment l’accomplir ? Qu’est ce que je veux me dire quand je ferai le bilan de ma vie? »

Finalement c’est simple, je veux avoir fait, pas forcément des choses extraordinaires, mais avoir voyagé, appris, lu, aimé, pardonné, ri, passé de bons moments. Je veux, en regardant dans le rétro, voir une vie remplie et pas une vie à t’attendre. Parce que peut être que tu ne viendras pas, ou plus tard. Et si tu arrives, j’aurai encore plus de choses à te raconter et à t’apprendre. Si tu ne viens pas (ce dont je me permets de douter) alors j’aurai tout de même vécu de belles choses, rempli ma vie… Je me serai accomplie d’une autre manière.

En 2017, alors que l’on s’est battues pendant des décennies pour notre indépendance et notre réalisation, on trouve encore des femmes assez connes pour penser que la gestation est la seule forme d’accomplissement d’une femme. Retourne dans ta cave servir ton homme des cavernes, connasse. 

S’accomplir c’est ne pas subir. On peut ne pas vouloir être mère on peut ne pas réussir à l’être. On peut aussi se définir autrement que comme un utérus vide ou plein. Le mien est plein d’espoir.

Love, peace & Cornflakes

WonderWoman

Publicités

4 ans

Bon ba voilà… On arrive aux 4 ans d’arrêt de pilule. Notez bien que je ne connais pas la date exacte puisque j’étais censée tomber enceinte one shot #leçondhumilité

On va pas se faire la rétrospective de cette PMA désastreuse, ni de tous les bébé que j’ai vu naître sous mon règne d’infertilité. Au bout de 4 ans je me sens plus « vidée » qu’autre chose. Je n’ai pas de haine envers les femmes enceintes (et vu le nombre du moment vaut mieux pas, je m’épuiserai avant d’avoir commencé), je ne souhaite à personne ce que l’on vit. Je suis fatiguée de toutes ces émotions contradictoires permanentes, fatiguée d’être sur le quai, fatiguée d’attendre un miracle. Ma vision des choses et de la vie a beaucoup changé. J’ai sans doutes été obligée de revoir mes ambitions personnelles à la baisse, les professionnelles à la hausse et développer ma créativité. L’infertilité est un pays où l’on doit constamment se renouveler pour ne pas faiblir et tenir. C’est une course de fond.

Y’a des moments où je n’ai plus envie de parler de ça, parce que je pense ne pas me caractériser que par « ça ». Et puis il y a des moments où j’ai besoin d’être rassurée, de me dire que nous aussi, un jour, on touchera ce bonheur du bout des doigts. Pendant longtemps j’ai cru que ce serait facile et puis les fiv se sont succédé et au bout de 4 on en est toujours au point zéro. Alors maintenant, je n’ose même plus dire la phrase « le jour où je serai… » tant elle me paraît absurde, ridicule… Je me dis même qu’en la disant les gens autour de moi doivent se dire « la pauvre ».

Dans un sens je suis certainement pauvre mais je suis tellement riche. Parce que j’ai pu me poser des questions qui n’affleurent même pas l’esprit de beaucoup, j’ai fait de fabuleuses rencontres et mon entourage s’est révélé merveilleux et attentif. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Comme c’est un anniversaire particulier, avec Prince on a décidé de se faire de beaux cadeaux. Faut bien se consoler, non? Et cherry on the cake, on va partir se faire un petit tour d’Ecosse sur 4 jours en van… Bon ba la vie sans enfants, c’est pas si chiant! On pourra plus faire ça le jour où… (bon j’arrête, ça fait pitié!)

On me dit parfois que je suis courageuse, je ne sais pas si je le suis vraiment, je suis subis cette situation et fais de mon mieux pour ne pas me noyer. J’essaie juste de garder ma dignité. J’ai eu le besoin d’aller voir quelqu’un, comme on dit pudiquement « pour parler »… Bon ba une psy, quoi! Ce qui est intéressant avec la psy c’est que tu t’écoutes parler et que tes idées se mettent en place. Il est ressorti de tout ça que je ne suis pas tellement cinglée, ça pourra même étonner mais je suis plutôt équilibrée! Et ce désir d’enfant n’est pas obsessionnel chez nous, tout ne tourne pas autour de ça, nous sommes plutôt sains. Apparemment faut juste que j’apprenne à me détendre… Alors détendons nous!!! J’ai justement une invitation dans un spa qui m’attend bientôt! Quand je vous dis que je suis bien entourée…

 

Love, Peace and CornFlakes

WonderWoman

 

Des petits tout et des grands rien

je ne sais pas tellement par où commencer. C’est sans doutes pour ça que j’ai pris la sage décision d’aller voir un psy. Parce que tout se bouscule, ni trop grave ni inquiétant. Ce n’est même pas que je me sente si mal mais tout est embrouillé.

Il y a les projets professionnels qui ont du mal à avancer, je ne suis pas fixée, je nage en plein brouillard, je ne sais pas ce que je ferai dans 2 mois…

Il y a les annonces de grossesses qui débordent en ce moment, plusieurs par jour (oui oui). Je les prends avec un certain détachement. Je suis contente pour elles, pour eux. Sincèrement, j’y arrive. Il y a 4 ans j’en aurai été incapable. La maturité sans doutes. Il y a des grossesses qui m’intéressent plus que d’autres et le manque d’intérêt doit passer pour de la jalousie ou de l’envie… ça n’a rien à voir. Je ne me bats plus pour faire comprendre quoi que ce soit. Soit c’est simple et ça va tout seul, si ça devient compliqué, passons à autre chose et ne parlons pas d’infertilité. Forcément je suis ramenée à ce statut de ventre vide, désespérément vide. Mais j’arrive à ne pas trop y penser. Alors pourquoi un psy? Parce que j’ai peur de couler, de perdre ce détachement sous cette pluie de grossesses. C’est con parce que tout va plutôt bien. J’ai peur qu’au bout d’un moment ça me fasse mal. Je ne sais pas pourquoi, mais il y a cette connasse de boule dans ma gorge qui est là et refuse de s’en aller et des larmes qui n’arrivent pas à couler. Je ne me sens ni bien, ni mal, entre deux eaux.

On fait des projets pour avancer, pour vivre, pour continuer, pour aller bien. Alors il faut que ça aille bien. Si je faiblis j’ai peur de ne pas me relever. Parfois je regarde ces femmes, amies, avec détachement: comment quelque chose qui est si insurmontable pour moi est il si simple pour d’autres?

Il y a quelques étoiles dans ma vie qui éclairent mes nuits. Deux d’entre elles, ont eu leurs enfants avec une facilité déconcertante. Alors pourquoi s’aime-t-on autant? Pourquoi n’y a t-il jamais eu de jalousie, d’envie? Elles ont toujours eu le ton juste, elles ont été d’une empathie comme on n’imagine pas… Elles ressentent ce que je ressens et le vivent avec moi, sans pitié, sans jugement, avec leurs mots de maman et leurs larmes d’amies. Elles sont humbles et belles face à la vie. Elles ne se connaissent pas et pourtant sont les mêmes mères. Celles à qui j’aimerai ressembler un jour si cette chance m’est donnée.

Je vous aime les moches.

Love, peace&corn flakes

WonderWoman

#1 La lessive — J’ai testé le ZD Parce qu’il n’y a pas que la PMA dans la vie, il y a l’écologie aussi!!!

C’est la première chose que j’ai testée. Déjà parce que la lessive coûte cher, ensuite les bidons sont lourds et c’est chiant quand on fait les courses. Et puis toute cette odeur de chimie… Merci mais non merci. J’ai testé 2 recettes. Pour la première, trouvée sur YouTube il fallait un temps de pause d’une […]

via #1 La lessive — J’ai testé le ZD

Parenthèse enchantée

La dernière était en Mars; J’ai l’impression que c’était il y a un siècle. Et je n’ai pas du tout envie d’y retourner. Déjà parce que je me suis fixé un objectif: perdre du poids. Et je suis sur la bonne voie. Ensuite sans doutes parce que je sais que ce serait pour la dernière et que cette échéance m’angoisse à mort. Pourquoi quelque chose qui n’a absolument pas marché jusque là marcherait maintenant? Il me faut le temps de changer d’état d’esprit. Et puis parce que j’espère secrètement ne plus avoir besoin de la PMA. Qui a dit OATS un jour, OATS toujours? Personne.

Je n’ai pas du tout envie de penser PMA, bébé et tout ce blabla, je me sens en dehors de tout ça, pas concernée. Je n’en suis pas là dans ma vie. Je veux rester dans cette parenthèse de paix, de légèreté, cette parenthèse sans envie de bébé. Je veux retrouver l’envie, qu’elle soit forte, qu’elle me prenne aux tripes. Aujourd’hui tout ça est vague pour moi, loin d’être concret. Je ne sais même pas si j’aurai un enfant un jour, pas envie d’accepter de ne pas en avoir, pas la force. Comme je le disais à mon amie Quand je dis « quand je serai enceinte » je me sens presque ridicule, comme si je disais un gros mot.

Je vis une parenthèse bien plus qu’agréable, on fait des projets que ce soit professionnels ou personnels… Et mine de rien ça fait du bien de se projeter sans se dire « et si… ». pour l’instant ces conditions ne sont pas là et ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de me limiter à cause de la PMA et l’éventualité de… STOP. On va juste vivre, arrêter de se comparer aux autres, vivre notre vie, profiter de nous, relever la tête, rire, aller au resto, jouer avec le chien, bricoler, s’aimer… Vivre comme Prince et WonderWoman doivent vivre… Pleins d’amour et d’espoir.

Il y a eu cet entretien qui m’a fait du bien. Parce que je me suis sentie super valorisée, alors que c’était peut-être pas grand chose. Mais ça faisait tellement longtemps que j’étais dans cette spirale négative. Je me suis rendu compte que je me sentais dévalorisée et nulle dans un sens. Nulle de pas arriver à tomber enceinte alors même qu’on te met un embryon dans l’utérus, que le boulot est mâché. Cette chose si simple que tout le monde arrive à faire mais pas nous: un enfant. Entendre des choses positives sur moi, ça m’a fait du bien, ça m’a changé des: « on ne sait pas, il n’y a pas d’explication, la faute a pas de chance ». Je me suis sentie bonne dans quelque chose. Enfin.

Ca m’a redonné un peu d’espoir pour la suite. Tous ces changements vont peut-être amener d’autres changements, qui sait? J’espère…

 

Love, peace&Corn Flakes

WonderWoman

De l’envie d’un enfant

J’ai toujours rêvé d’écrire un titre comme celui-là. C’est le grand jour, je me l’offre. Encore une insomnie, comme en général ça m’inspire, j’ai donc déserté le lit conjugal pour exposer mes pensées insomniaques. Un week end à travailler de nuit et tout fout le camp, y’a rien à faire. Autant mettre à profit ce temps perdu.

Depuis quelques temps je me pose des questions sur les « blocages », ces fameux blocages qui nous empêcheraient de tomber enceinte. Au début, je ne voulais pas entendre parler de ça. Je trouvais que c’était hyper culpabilisant pour les femmes en PMA et que c’était une solution facile pour expliquer l’inexplicable « c’est dans la tête »… Insupportable. J’ai même dit avec mon élégance habituelle « c’est surtout dans la culotte que ça se passe ». D’un côté c’est vrai.

Je ne suis pas certaine que les femmes qui ont des enfants sans trop de difficultés en arrivent à se poser ce genre de questions. J’a toujours eu envie d’avoir des enfants, j’en voulais même 3. Et puis est arrivé ce qui est arrivé. Je suis rentrée là dedans plutôt passivement. Avant la première fiv, pour moi la situation n’était pas idéale, j’aurai aimé perdre 5Kg et puis les choses se sont enchainées, je n’ai pas trop réfléchi, j’y suis retourné parce qu’il y avait eu cet échec et il me fallait une victoire… qu’il n’y a pas eu. Je me suis laisser guidée par la PMA, par ma fierté aussi. Parce que l’échec était insupportable. Mais les kilos dûs aux hormones s’accumulaient et au fond je savais qu’entamer une grossesse dans ces conditions n’était pas une bonne idée. Comme toutes les filles, je me suis imaginée enceinte, et dans mon imagination je ne ressemblais pas à ça… Ce corps ce n’est pas moi. Et il y a ensuite eu les soucis financiers… Et ça a été une grande préoccupation. Peut être même plus grande que d’avoir un bébé. Qu’aurai-je pu lui offrir? Je n’aurai jamais pu vivre une grossesse épanouie et acheter toutes les choses que je rêverai d’acheter à ce bébé tant désiré.

En somme j’avais toujours une préoccupation, jamais l’esprit serein. Je n’ai jamais réussi véritablement à me dire: je suis prête à accueillir un bébé.

Et puis après ce 4ème échec et cette pause que je m’impose de très bon coeur, je me sens libre. Pour l’instant je ne pense plus à avoir un bébé. Ma maison n’est pas vide. On s’aime, on est heureux tous les deux, je profite de notre bonheur. Mes soucis financiers sont en voie de s’arranger et je perds du poids. Peut-être une levée des blocages. Je vais peut-être bientôt changer de boulot et vivre de nouvelles aventures. Je veux retrouver la flamme, l’envie d’avoir un enfant que je n’ai plus actuellement. Dès que je serai remise à flots, je voudrais consulter un hypnothérapeute hypnonatal… Peut-être que ça m’aiderait à faire sauter quelques barrières.

Ces fiv c’était peut-être par fierté, parce que je n’acceptais pas l’échec. On y va encore et toujours. Ce n’était peut-être pas le bon moment dans ma vie. Je pense que quand ce moment arrivera, je le saurai.

 

Love, peace&Corn flakes

WonderWoman

Insomnie

Je suis réveillée depuis au moins 5H du matin… Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête. Je pense à toutes ces filles et une en particulier ce matin, qui non seulement vivent des drames pmesques, mais en plus doivent se coller leur dose de drames familiaux. On a tendance à oublier qu’être en PMA ne nous couvre pas des autres emmerdes. Là dessus aussi j’étais bien naïve.

Dans mon cas, ce n’est pas la PMA qui devait me garantir la paix, mais la mort de mon père. Le bel homme est parti il y a 11 ans. Si tu fais bien le compte, j’en avais 22. Tu peux te dire que c’est pas si peu… Ma foi c’est vrai. Ca reste tout de même le drame de ma vie. La maladie a duré à peine un an, elle a été foudroyante comme qu’ils disent dans le jargon. Je vais pas te détailler, lecteur, l’annonce du décès de mon père ça n’a aucun intérêt. Je pourrais te parler des milliers de fleurs à ses obsèques, de la salle bondée… Et puis s’ensuivent toutes ces années où tu grandis vite, où tu te poses beaucoup de questions sur la vie, la mort… J’ai toujours été confiante parce que rien ne pouvait m’arriver de pire, on m’avait arraché une partie de moi-même. J’ai mis énormément de temps à me reconstruire, à accepter de faire les choses pour moi et pas pour qu’il soit fier de moi. J’ai mis du temps à le laisser reposer en paix. J’étais torturée de lui. Mais rien de pire ne pouvait m’arriver. Rien.

En amour, jusqu’à Prince ça n’avait aucun intérêt et ils ne m’intéressaient pas. Je préférais être seule que mal accompagnée… Y’avait il de la place pour quelqu’un?  L’absence de Père remplissait ma vie. Et puis Prince est arrivé, je savais bien qu’il arriverait un jour puisque j’avais vécu le pire et mon destin devait être fabuleux. Idiote.

Spermogramme, retour à la réalité, game over, claque dans ta gueule. Quand on a reçu les résultats, ça m’a fait le même effet que l’annonce du cancer de Père. Vous vous dites que j’y vais un peu fort. Certes l’infertilité n’est pas mortelle, mais il y a un avant et un après. Tu sais que tu t’engages dans un truc compliqué, « un parcours du combattant » comme ils aiment à dire. Mais là encore, mon optimisme sans faille a pris le dessus: Une FIV? Pas de soucis ça va marcher du premier coup! Il ne pouvait en être autrement puisque j’avais quand même perdu mon papa… Il y avait donc ce fameux quota de merdes à respecter. Idiote, encore.

FIV 1-2-3-4 et 5 embryons au fond de ma culotte plus tard, je le dis haut et fort: il n’y a pas de garantie au bonheur, juste de l’espoir que ça arrive. Malheureusement être en PMA ne fait pas s’arrêter la Terre de tourner ni le temps de passer… Pendant ce temps là j’ai perdu un grand-père et une grand-mère. La vie et ses petits coups de pute continue.

L’éternelle optimiste que je suis te dira qu’il y a une raison à toutes ces merdes et qu’au bout du chemin se cachent de belles choses… Forcément. Elle te dira aussi que les comptes seront réglés devant le grand barbu le moment venu, que l’on vit avec notre conscience. Alors va en paix, lecteur… et fais au mieux!

Le destin

Elle avait un prénom de princesse, elle était belle comme une reine. Elle s’est noyée. Un accident stupide, comme tous les accidents. Une voiture qui prend mal un virage, qui tombe dans le fleuve. Son coeur est reparti après un long massage. On nous l’amène mais on sait que c’est cuit. On nous annonce une jeune femme de 30 ans. Elle en a 17. Ses parents sont là, leur vie vient de basculer. En début de soirée ils formaient une famille normale, leur vie vient de prendre un tournant dramatique. Et moi je regarde cette princesse, la vie est déjà partie de ce corps froid malgré les machines et un coeur qui bat encore, elle est belle, tellement belle. Sa maman dans la chambre nous parle  » c’est la première fois qu’elle sortait, je lui ai dit: je t’emmène et je te ramène… Pourquoi elle est monté dans cette voiture ? »

Ces questions, elle se les posera jusqu’à sa mort. Pourquoi ? Et si et si et si… On ne refera pas l’histoire. En la regardant, je ne peux m’empêcher de me dire: ta vie devait s’arrêter là. Il y a un destin. C’était écrit depuis le début, ça ne peut être autrement, sinon tu ne serai jamais montée dans cette voiture. Tous les choix que tu as faits depuis que tu es née devaient te mener à terminer ta vie ici avec nous.

Il n’y a plus rien à faire, on débranche le respirateur. Asystolie. Pour accompagner sa fille jusqu’au bout du chemin, sa courageuse maman l’a lavée avec nous. Elle n’aura jamais les réponses à ses questions.

Cette histoire m’a marqué. J’étais déjà en PMA à l’époque. Elle m’a aidée dans un sens. Aidé à me dire que c’était écrit comme ça, de cette manière, que c’est notre destin à Prince et moi. Les choses sont écrites, c’est ma croyance. Rien ne sert de pester contre la vie et l’injustice, on doit juste faire avec. La vie reste à venir pour nous, alors que celle de ma jeune princesse s’est arrêtée, à 17 ans.

De battre mon coeur a continué

gif coeur

… Sans pacemaker, sans médicaments… Apparemment la vie ne s’arrête pas à 4 fiv (à noter pour un prochain titre qui claque). Après ces événements douloureux, j’ai continué jour après jour et finalement la douleur n’est plus tellement là en ce moment. Cette pute étant très sournoise, elle peut cependant réapparaître à n’importe quel instant (post-it: se méfier de la douleur) et sous n’importe quelle forme.

Je suis plus comme une petite fille vexée Puisque c’est comme ça, je veux plus de bébé!!! Na! C’est totalement ça. Comment j’ai réussi à « remettre » ce projet à plus tard dans ma tête? Difficile à dire. Ce n’est pas tellement un choix finalement, c’est plus la vie qui me l’impose mais je m’y fais bien. Sans doutes un cumul de beaucoup d’émotions, de fatigue associée, une lassitude. Je ne veux plus être en colère, je veux m’en foutre et être capable de me dire « mon tour viendra ». J’arrive à me le dire mais pas encore très convaincue! J’assume tout ça à 100%. Je l’assume tellement qu’hier, lorsqu’une collègue que je ne vois pas souvent m’a demandé: Et, vous? Vous ne voulez pas d’enfants? Je lui ai répondu: Nous c’est très compliqué.                                     –Vous avez fait des examens?                                                                                                               -On a fait 4 fiv                                                                                                                                        Au moins c’est dit. Elle ne l’a pas fait de manière intrusive, elle a été délicate. Et qu’elle le répète ou non… Je m’en tamponne, après tout c’est une réalité.                               Hier soir une amie est venu à la maison avec son bébé. Une belle petite fille et j’ai pris plaisir à profiter d’elle sans me dire « ça pourrait être la mienne ». Parce de toute évidence, non. Elle ne pourrait pas être ma fille, puisque je ne peux pas avoir d’enfants (pour l’instant). J’ai pas eu le seum, ça m’a apaisée de m’occuper d’elle parce qu’elle était incroyable à regarder, elle sentait bon et je savais que les cris et les pleurs ne seraient que temporaires!!!                                                                                 Il y a une seule chose un peu compliquée pour moi en ce moment et tu ne vas peut être pas apprécier, lecteur. Depuis que j’ai ouvert mon blog, j’en suis pas mal d’autres… Et je m’aperçois que quasiment toutes les filles que je suis sont tombées enceinte. Mon fil d’actualité est plein de PMettes qui ont réussi là où mon échec est cuisant. Même si vos mots à l’égard de « celles qui sont encore sur le quai » sont doux et empreints d’attentions, il n’en reste pas moins que ça me renvoie mon échec dans la gueule avec un effet boomerang décuplé. Je vous envie sûrement. Vous avez réussi là ou dame nature m’a encore collé un gros stop dans la gueule et 20 kilos dans le cul. Ce n’est que partie remise, les filles… Un jour peut-être moi aussi je ne saurai plus si ce blog a lieu d’être et je n’aurai pas le temps d’écrire avec mon mouflet dans les pattes #onespère.

 

Love, peace&Corn Flakes

WonderWoman

33!

Voilà… Elle a 33 ans et plein de projets… Ba oui faut pas se laisser aller quand même ! Dans un premier temps, j’ose espérer que ma poussée de cheveux blancs va s’interrompre quelques années (il paraît que ce sont les soucis… Si tu n’es pas au courant, je te laisse rattraper un an d’articles).

Et puis il y a quelques temps, à l’occasion d’un passage à la déchetterie, j’ai été écoeurée de toutes ces montagnes de déchets. Prince m’avait déjà acheté le livre de Béa Johnson « zéro déchet » mais je n’avais pas eu l’occasion de l’ouvrir, bien trop préoccupée par mes histoires d’héritier. Et puis je l’ai rouvert, je me suis baladée sur des blogs comme celui de Laissons Lucie Faire:  http://wp.me/p3MIUd-2p5

Et aujourd’hui, ma journée, j’ai donc entamé une démarche de consommation responsable et j’ai fabriqué mes premiers tawashis, éponges fabriquées à partir de vieilles chaussettes ou tee shirts.
J’aimerai consommer mieux, produire moins de déchets, tenter cet effort et l’adapter à notre mode de vie. Tout n’est peut être pas possible, mais si chacun essaie un peu…!

Voilà donc pour la première fois un article qui ne parle pas de PMA et c’est rafraîchissant !

À vos tawashis!

Love, peace&corn flakes

Wonder Woman est écolo